Dans la Capitale

If I was invisible...Wait, I already am !

21.11.08

Service Rendu

Pour ceux qui ne le savent pas encore, le Jeune Homme est en congé pour l'hiver. Dans un remake de l'époque ou il créa ce blog, mais en mieux organisé, il a repris la pénible communication avec les employés du bureau de l'assurance-emploi.
.
Après avoir reçu sa cessation d'emploi le Jeune Homme est retourné eu Resto pour faire l'inventaire final du bar et de la cave a vin. Une tâche fastidieuse que personne ne m'envierait.
.
Puisque j'avais déjà fini de travailler mon patron pouvait difficilement me payer pour cette tâche.
.
Ma timide suggestion d'un salaire "en tsour d'la table" s'étant fait anéantir par ce dernier avec un air virtueux hautement suspicieux, il m'est donc arrivé avec une contre-proposition;
.
Disons que je ne travaille pas pour lui. Disons que je lui rend "service".
.
Il pourrait décider, de bonne foi, de me "remercier" pour ce "service" rendu et ne donnant un "cadeau" pour exprimer sa gratitude.
.
C'est fou ce qu'on peut faire dire aux mots quand on s'y attarde quand même nom ?
.
je suis allé au resto cette semaine pour aller chercher mon "cadeau" que je savais être du vin.
.
Je me demandais bien avec quoi je finirais. Quelques bouteilles d'un vin correct, ou alors une très bonne bouteille que je n'oserais jamais ouvrir par peur de "gaspiller" un "produit de luxe"?
.
J'ai eu ma réponse. Et disons que ça dépasse toute attente.
.
Le Jeune Homme à en sa possession une belle bouteille de La Beaume 1985.
.
Christ, s'te vin là est v'nu au monde 1 an après moi!
.
J'ai honnêtement un doute.
.
Une bouteille de vin c'est pas un produit qui est bon éternellement. Ca augmente en valeur et en qualité pendant un bout de temps pour ensuite dépérir et finir comme vin bon pour faire de la sauce a spag.
.
J'ai l'impression de m'en être fait passer une. D'ailleurs ça a paru dans ma face quand il m'a donné la bouteille.
.
Mais !
.
Mais c'est pas bien grave.
.
Peut-être que c'est super, peut-être que ce l'est pas, mais chose certaine moi et mon patron on s'est très bien compris sur celle là.
.
C'est le dernier test avant l'été prochain.
.
La fin d'une longue suite de manières différente de nous jauger pour mieux nous comprendre et mieux travailler ensemble.
.
Si ce vin s'avère être dégeu, j'vais savoir à quoi m'en tenir. Parce que mon patron m'a dit en avoir ouvert une bouteille ya deux semaine et avoir beaucoup aimé ce vin.
.
Il sait déjà que je me laisse facilement abuser par mes employeurs.
.
On va voir s'il me croit stupide.
.
Et puis, en bout de ligne, il va finir par comprendre qu'un Jeune Homme ça se laisse fourrer juste quand ça lui procure du plaisir ! ;o)

8.11.08

Ton odeur

Qui aurait pu croire qu'un jour je t'aimerais autant?
.
Je me souviens de toi comme si c'était hier. Il y a longtemps, une éternité, je te détestais.
.
Toujours tu rodais autour de moi, t'insinuant dans ma vie sans mon accord, flirtant avec mon entourage toujours charmé parfois.
.
Mes parents, beaucoup de mes amis, tout le monde t'aimais je crois bien. Si peu étaient insensible à ton charme.
.
Certains disaient avoir besoin de toi. D'autres appréciaient les moments de répit que tu leurs offraient. D'autres, mêmes s'ils disaient ne pas être tombé sous ton charme, ne pouvaient te résister.
.
Je me souviens de ton odeur à cette époque.
.
Froide et amère. Lourde même.
.
Elle me surprenait à tout moment et me répulsait.
.
Qui aurait pu croire qu'un jour j'en viendrait à l'aimer, même si j'ai encore parfois honte de la sentir me caresser au plus profond de mon être.
.
Tu t'es approché de moi si subtilement, si sournoisement, que je ne t'ai même pas vu t'installer dans ma vie. Prendre une place que je t'ai longtemps nié avant de finir par défendre de façon pathétique et fort peu honnête.
.
Depuis longtemps ton odeur me frôlait, m'agaçait, m'intriguait.
.
Mais qu'est-ce que les gens pouvaient bien te trouver ?
.
C'est probablement la curiosité qui m'a fait approcher de toi en tout premier lieu.
.
Pourtant la première fois que j'ai posé les lèvres sur toi j'ai été déstabilisé. Agréablement surpris, quoi que je n'ai osé l'admettre.
.
Mes proches m'ont jugé pour ce rapprochement improbable et impromptue.
.
Pourtant, sans m'en rendre compte, je te laissais déjà prendre prise sur moi. Déjà tu commençais à m'influencer, développant en moi un sentiment positif et malsain à ton égard.
.
Dire que je t'aimais à ce moment là serait bien injuste. Je ne t'aimais pas.
.
Mais ta présence m'étourdissais, me permettait de m'évader.
.
Enfin je comprenais pourquoi d'autres t'aimaient. Comment ils avaient pu tomber sous ton charme discret mais ô combien puissant.
.
Le jour est venu ou je n'ai plus réussi à me passer de toi.
.
J'avais besoin de toi dans ma vie, tous les jours, toutes les heures, toujours.
.
Tu étais là les soirs ou je me sentais seul et n'Avait rien à faire.
.
Tu étais là quand c'était le temps de faire la fête avec mes amis, de rire, de boire et de déconner.
.
Tu étais là pour voir le soleil se lever avec moi après ces longues nuits d'insomnies passées en tête à tête.
.
Aujourd'hui encore, après plus de 6 ans, tu fais parti de ma vie.
.
Jour après jour je m'amuse à t'allumer, satisfait de te voir de consommer à petit feu pour finalement à chaque fois t'éteindre, brûlée de toute la satisfaction que tu m'apportes.
.
Encore aujourd'hui je te haïs, du plus profond de mon coeur.
.
Mais je sais aussi que je t'aime. Que je t'aime au point de m'être persuadé que j'ai besoin de toi.
.
Un jour je te quitterai sans crier gare et je vivrai sans toi, libre, loin de ton pouvoir, de ton odeur et de la flamme qui te consume.
.
Un jour, j'arrêterai de fumer.
.
Maudite cigarette !

6.11.08

L'amour Sous Toutes ses Formes..

Ce soir j'ai lu un Blog.
.
Le blog d'une personne que je connais qui parle d'une personne que je connais. Sa soeur.
.
Ce n'est pas la première fois que je lis ce blog. Ce n'est pas la première fois que cette personne parle de sa soeur.
.
En fait je connais cette personne. Et sa soeur.
.
Aujourd'hui je me permet de raconter une histoire racontée par moi, vécu par d'autre, vue par plusieurs personnes, connaissances ou étrangers.
.
Aujourd'hui je réclame la totale liberté auquel tout blogueur devrait avoir droit. Celle du nouveau blogueur lue par personne, connu d'aucun et d'aucune, libre de ses pensées et de ses mots.
.
Comme toute bonne histoire se doit de débuter par une très classique introduction, allons-y:
.
Il était une fois, il y a très longtemps et récemment à la fois, une fille.
.
Jeune fille? Probablement. Elle n'a jamais été vraiment jeune mais, en même temps, elle le sera probablement toute sa vie.
.
Cette jeune fille je la connaissais de vue. Je la croisais souvent au collège que nous fréquentions tous deux.
.
Je la connaissais d'amis communs. Plus tard je l'ai connu en tant que soeur d'un de mes amis. Mais je saute des étapes.
.
Chaque fois que je croisais cette fille sympathique quoi que différente de la masse dans les corridors de notre école je n'arrivais pas à me souvenir de son nom.
.
Je savais que je la connaissais. Je savais pourquoi et d'où je la connaissais. Mais son nom m'échappait, comme sans importance pour l'être profond qui vivait en moi.
.
Évidemment cette fille était très intelligente. Elle savait que j'oubliais son nom et trouvait un malin plaisir à me le remettre sur le nez. Chaque fois la conversation se terminait de la même manière. " Je suis "..." et tu as encore oublié qui je suis.
.
Si cela peut t'apporter un baume, je n'ai jamais oublié qui tu es. Jamais à l'époque, jamais ensuite, jamais maintenant.
.
Si notre relation a débuté par quelques amis commun, nous avons été rapproché par la force des choses.
.
Moi et ton frère avons développé une relation extraordinaire.
.
Tout est arrivé tellement rapidement.
.
Nous nous sommes rencontré dans un grand moment de faiblesse.
.
Nous avions tous les deux perdu un amour par lequel nous nous définissions beaucoup. Le sien était beaucoup plus profond et ancien que le mien, mais j'étais beaucoup plus jeune et en quête de moi même.
.
Sans nous comprendre, nous arrivions à nous respecter dans ce que nous vivions.
.
Celà a jeté les bases de notre amitié et jamais depuis elle n'a souffert de nos différentes épreuves et expériences justement grâce à celà.
.
Lorsque je suis parti pour la vieille Capitale tu commençait déjà à faire des tiennes.
.
Personne ne s'en inquiétait vraiment, tu avais toujours été différente.
.
Différente avec un D majuscule.
.
Tu n'étais pas comme les autres mais tous et chacuns y étaient tellement habitués que personne ne s'en alarmait vraiment.
.
Certes, tu étais encore humaine.
.
Tu étais toujours plaisante, quoi que parfois déconcertante.
.
Je t'accueillais chez moi à bras ouvert.
.
Moi et ton frère, mon ami, passions nos week-end ensemble, partageant mon lit chastement, partageant nos loisirs, nos amis, notre vie.
.
Et avec plaisir nous t'invitions à entrer et vivre dans notre univers.
.
Tu débarquait chez moi avec lui le vendredi et, sachant ta différence, nous te respections.
.
Tu ne voulais pas sortir avec nous, tu pouvais rester chez moi.
.
Tu voulais utiliser l'ordinateur? Il t'était gracieusement prêté sans question et sans appréhension.
.
Tu avais faim? Le frigo était là.
.
Tu voulais prendre une douche? Une serviette était toujours prête pour toi dans la salle de bain.
.
Tu étais bienvenue ici comme si tu avais été invitée, alors que tu ne l'étais pas. Tu étais accompagnatrice.
.
Peu m'importait qu'il m'en coute deux quart de pain et un pot de beurre d'arachide par week-end, ta présence ne m'importunait pas.
.
Sans être toujours plaisante, tu étais divertissante.
.
Même après, tu l'es restée, à ta manière.
.
Même après avoir sauvagement coupée tes cheveux.
.
Même après avoir malsainement pris tout ce poid.
.
Même après quand tu ne pouvais plus sortir de chez toi, quand tu passais ta vie en pyjama.
.
Même quand tu nous as fait un joli collage avec tes circulaires d'épicerie pour nous prouver que tu n'avais pas les moyens de manger tout un mois durant avec tes revenus, alors que nous nous efforcions de ne pas rire devant ces pages de cahier Hibou ou étaient collés des images de Filet-Mignon, Cerises de Terre et Compagnie.
.
Même quand ta maladie a pris totalement le dessus et que plus rien n'était sencé être drôle.
.
Quand cet après-midi là tu as étalé sur la table de la cuisine ta panoplie de médicaments, tassant de ta main gauche deux comprimés en nous disant "ça c'est mes pelules pour chier" et écartant de la main droite tes gélules de Lithium en déclarant "Pis ça c'est celles qui m'empêchent de le faire partout".
.
Jamais tu n'as perdu notre appréciation.
.
J'ai vu tes proches, des gens que j'aime, s'épuiser a t'aider, à t'aimer, à rester présent alors que leur présence même, leur amour, t'importunait.
.
Je t'ai vu déclencher la foudre et le tonnerre pour chaque preuve d'amour et d'appréciation qu'ils t'offraient.
.
Je t'ai vue prendre la totalité de leur amour, de leur confiance, de leur appréciation et de leur aide pour en faire un paquet bien solide que tu as ensuite arrosé de l'essence que tu volais avec la voiture de ta mère avant d'y mettre le feu avec la rage de ta haine.
.
Une haine qui, j'en suis sur, est principalement portée envers toi même.
.
T'es tu jamais arrêtée un instant pour te demander à quel point il fallait que tes proches t'aiment pour continuer d'apprécier une personne qui se déteste autant que toi ?
.
Les sacrifices qu'ils ont du faire pour rester près de toi durant toutes ces épreuves, après chaque coup de lame de rasoir que tu t'infligeais, après chaque marre de sang dans laquelle tu perdais connaissance de toi même pendant quelques instant ?
.
N'as tu jamais arrêté de te détester ne serais-ce qu'une seconde pour contempler l'amour que les autres te portent ?
.
Pas juste tes proches mais nous aussi, les autres?
.
Ceux sur qui tu ne peux pas compter, ceux qui ne seront pas là durant les moments difficiles ?
.
Ceux qui ne font qu'accepter le fait que tu es malade avec une tranquille sérénité parce que cela n'affecte pas leur quotidien, leurs certitudes, leur vie ?
.
N'as tu jamais pensé à ce qui ce cachait derrière chaque tranche de pain que tu engloutissait sans rien demander ni jamais dire merci chez moi ?
,
N'as tu jamais vu la symbolique?
.
Es-tu incapable de voir l'amour sous toutes ses formes?
.
Si oui, que Dieu ai pitié de toi....
.
...Puisque c'est probablement la dernière personne qui soit encore capable de formuler un tel sentiment à ton égard après toutes ces années d'errance et d'échecs sociaux....

31.10.08

Une Question d'Argent

Vous savez, c'est pas toujours facile de se retrouver tout d'un coup de l'autre côté de la barrière. Pourtant c'est ce que j'ai fait cet été.
.
De quoi je parles ? De passer du côté employé à patron. Pourtant, j'étais encore un employé. Dans les faits, dans mon coeur.
.
Mais à partir du moment ou mon salaire a atteint l'astronomique 9$ de l'heure, j'avais changé de camp.
.
J'ai été chanceux, je n'ai pas perdu contact avec mes collègues. Le fait que j'avais une tache à temps plein de serveur y est pour beaucoup.
.
Même en étant leur boss je partageais leur quotidiens, je vivais leurs problématiques, j'étais victime des mêmes choses. J'avais seulement le pouvoir de faire pour le mieux avec les maigres moyens que j'avais.
.
Les gens n'apprécient pas l'argent, vous savez ?
.
Non, sérieusement.
.
Toutes les personnes avec qui j'ai travaillé cet été ont gagnés une petite fortune. Pas seulement les serveurs. Et même eux se plaignaient parfois.
.
J'peux juste pas comprendre.
.
J'arrivais pas à comprendre comment une fille de 19 ans qui est hôtesse peut se plaindre lorsqu'elle est payée 9.50$ de l'heure et qu'elle fait entre 80 et 100$ de pourboire par jour pour un chiffre de 8-10 heures.
.
J'peux pas comprendre qu'un commis soit déçu un mardi soir parce qu'il n'a fait que 70$ de pourboire alors qu'il est sencé avoir 1% des chiffres de ventes et que tout le monde arrondi sa cote par le haut.
.
J'peux pas comprendre un suiteur qui vient me voir en se plaignant de n'avoir eu que 96$ de paie claire alors qu'il a fait 80 heures a 8.50$ alors qu'il devrait être payé 7.75$, quand je me rend compte en regardant son talon de paie qu'il a fait 1600$ de pourboire en deux semaines et que c'est pour ça que l'impôt a gobé son salaire horaire.
.
Bordel, qu'est-ce que ça prend aux gens pour être heureux ?
.
Certains comprennent, d'autre pas.
.
J' ai un de mes serveur qui a travaillé de mi-juin a fin août et qui va vivre toute l'année sur ces revenus parce qu'il est étudiant et qui se trouve riche !
.
Vous faîtes quoi de tout cet argent?
.
Oui, je sais, l'été a pas été facile.
.
Ils étaient tous nouveaux, nous n'avons pas eu le temps de les former, ils ont accompli un travail prodigieux. Tout simplement prodigieux. Les propriétaires me l'ont dit. L'an prochain, tu peux tous les engager, ils peuvent tous revenir.
.
Et ils vont revenir, ils le savent que c'est extrêmement payant.
.
Mais pourquoi ne l'admettent-ils pas durant l'été, durant le rush?
.
Aussi égoïste que cela puisse paraitre, j'aurais eu besoin de ça.
.
J'aurais eu besoin que ces gens montrent un peu plus d'appréciation face à la chance que je leur offrait de travailler pour nous. Avec nous.
.
Que j'offre à ces gens la chance de faire parti de ma gang.
.
Ceux qui m'ont suivi d'autres emplois précédent n'ont eu que des bons mots. Ils m'ont appuyés contre vents et marées. Certains ont quitté l'établissement à un moment ou à un autre le visage couvert de larmes, brûlés par ce 400e que nous n'aurions jamais pu prévoir.
.
Mais les autres. Ce commis de la Casa Greque monté suiteur chez nous qui au lieu de gagner 30$ les bons soirs quittait chaque jour avec entre 160 et 300$ de pourboire?
.
Cette étudiante qui peut se permettre de payer comptant le prix de ses session a l'université Mc Gill et garder l'argent de ses prêts et bourses pour ne pas crever de faim?
.
Cet étudiant universitaire qui passera l'hiver loin du besoin avant de partir en vacances dans le sud cet hiver et en Asie ce printemps parce qu'il peut se le permettre?
.
Ce serveur qui travaillera toute l'hiver en Europe, sur d'avoir un emploi en revenant, loin de la pauvreté puisque même s'il ne fait pas un sous cet hiver de l'autre côté de l'océan il part avec 10 000$ en poche ?
.
Ce patron qui ferme un restaurant à l'automne après avoir engrangé plus de 400 000$ de profits clair en quelques mois sans même bouger le petit doigts?
.
Qu'est-il arrivé ?
.
Aucun d'entre vous n'a-t-il jamais roulé ces "cennes noires" pour manger?
.
Aucun d'entre vous n'a jamais découvert les 1001 usages des nouilles ramen pour faire 1001 plats diversifiés ?
.
Qu'est-il arrivé de la valeur de l'argent ?

27.10.08

l'Été des Quawiches

Ça y est, j'me suis levé un bon matin avec ce goût acide dans le fond de la gorge, reflux du Jack de la veille, et c'était l'été des quawiches. Kaouiches. Cawishes. Des indiens ! On est pas en Inde? On s'en côlisse, c'est des indiens pareille. Sinon ils vendraient des cigarettes AMÉR-Indiennes ! Et toc !
.
Pourquoi c'est l'été des Quawiches? Parce que la Dorris le dit! J'parlais avec elle sur MSN en buvant un café que je n'ai pas terminé pour cause de Chouchou qui est venu me montrer a deux pouces de la face que les graines noires dans le sucrier bougeaient d'elles mêmes, Comme dans "Elles se promenaient", comme dans "Elles étaient vivantes". Pourquoi "Étaient" ? Parce que si elles se promènent, elles ne nagent certes pas. Dire que je bois mon café avec deux sucre.s Erk. S'en est suivi une inspection en règle du garde manger ou nous avons découvert un certain nombre de contenants et sacs ou nos nouveaux colocataires avaient trouvé refuges. Vous saviez vous que des morpions de garde-manger ca vit dans le sel? moi non entk. Mais yavaient l'air de ben aimer ça.
.
Din poubelles dehors la poche de sel. Les p'tit "crabs" qui sont finalement gris foncé plutôt que noirs finiront leur vie dans l'air frais et piquant de l'Été des Quawiches décrété par la Dorris.
.
Pourquoi c'est l'Été des Quawiches? Parce qu'il fait soleil, que les enfants crient dans la cours de l'école en face de chez elle et qu'un gros tarla fait jouer du Dick Rivers dans l'tapis dans son pick up en face de chez elle. C'est pour ça que c'est l'Été des Quawiches qu'elle ma répondu.
.
Elle m'a même accusé d'avoir envoyer la P'tite crisse qui Yeule à l'école en face de chez elle.
.
Non-Coupable j'vous dit !
.
Même si a priori on pourrait penser qu'elle a simplement fini par finir son primaire on sait tous qu'il n'en est rien. Elle doit simplement être en congé parental. 11 ans c'est l'age moyen pour enfanter dans l'quartier, tout le monde sait ça. Ca facilite les contacts parent-enfant. Quand tout le monde dans la famille a l'âge de jouer aux policiers et aux voleurs ensemble dans la cours de l'école qu'ils fréquentent tous, ils ont pas le choix de finir par bien s'entendre.
.
Et puis avec cette belle entente il ne peut que résulter une belle ambiance le soir quand tout le monde se régale de baloné rotie dans poêle avec d'la margarine accompagné d'une canne king size de blé d'inde cette autre marque posée au centre de la table en mélamine familliale.
.
C'est beau la vie han quand même ?
.
Pour paraphraser André Sauvé, je conclurais sur ceci:
.
"Ceux qui s'ennuient, ils le font parce qu'ils le veulent" !

24.10.08

l'Autre

un Jeune Homme marche sur la rue.
.
Il est tard, il faut noir, il fait froid.
.
Selon Météomedia ce soir nous verrons les premiers flocons de neige.
.
Seul dans la nuit un Jeune Homme marche sur le pont de la rivière St-Charles, secoué par les bourrasques d'un vent froid qui fair virevolter les feuilles mortes d'un brun terne.
.
Dans le ciel de minuscules points blancs dansent et descendent, disparaissant au sol. Les premiers flocons de neige.
.
Au Bal du Lézard, drôle de nom s'il en est un, le Jeune homme a pris quelques pintes avec l'Autre. l'Autre, celui qui est différent.
.
Les pensées tournent et dansent dans la tête du Jeune Homme comme ces premiers flocons de neiges qui l'encerclent, caressant de façon sporadique son visage gelé.
.
l'Autre est plus vieux, l'Autre a connu l'amour, le vrai, celui qui dure longtemps ou dumoins, pour un temps.
.
l'Autre est différent. Ce qui en fait l'Autre.
.
Seul il retourne chez lui après une soirée plaisante ou quelques pintes et quelques baisers ont été offerts avec autant de plaisir pour l'Un que pour l'Autre.
.
Il sait que le bonheur n'est jamais une denrée facilement accessible. Il sait que le chemin sera long.
.
Mais il sait aussi qu'il doit passer le week-end avec l'Autre. Celui-là.
.
Et il souhaite un week end plaisant, simple et heureux.
.
Il souhaite sa vie, tout ce qu'il est, mais partagé entre l'Un et l'Autre.
.
Il souhaite.+

18.10.08

Jeune Homme et la Waitress, Comme Chaque Année...

Un Jeune Homme et une Waitress Insatiable pressent le pas dans les rues de Québec. Fidèle à son habitude la Waitress est arrivée bordel line chez le Jeune Homme pour aller travailler.

.

Effectivement, depuis le mois d'Août, la Waitress et le Jeune Homme ont renoués avec le plaisir de travailler ensemble. Plus, la Waitress a décrochée l'autre poste de Superviseur du resto. Terrible Team part II.

.

Dans les rues de la Capitale la police sillonne les rues. Des agents de sécurités en pantalons d'armée, grosses lunettes et sourire absent, fond la circulation. Au dessus de nos têtes les hélicoptères traversent le ciel bleu et pur, emplissant l'atmosphère du bruit angoissant de leurs pâles qui battent l'air.

.

Ambiance de temps de guerre, attente d'une bombe qui ne tombera pas.

.

Le Jeune Homme et la Waitress qui arrivent au travail. Ce soir un groupe de 40 personnes, une des dernières fois.

.

Quelques pas dans l'établissement amènent d'autres nouvelles. Ce soir sera le dernier soir. Jeune Homme et Waitress last call, version 2008.

.

Les 40 sont finalement 30, attitude condescendante, atmosphère lourde et oppressante. Un Jeune Homme et une Waitress épuisés d'un été ardu, amers d'une fermeture trop hative, inquiets d'un avenir incertain. Chaque verre renversé attirent deux regardents meurtriers, chaque demande, aussi simple soit-elle, suffit a éteindre un sourire forcé et plastique.

.

le Réceptionniste, qui a aussi joint notre équipe, côté hôtel, au cours de l'été, termine son quart de travail. Jeune Homme et Waitress qui lui disent au revoir et a l'an prochain. Quelques mots qui coupent les lèvres et les espoirs comme autant de lames de rasoir, honnête représentation des espoirs déçus de ce 400e plus exigeant que tout ce qui aurait été escompté.

.

Le ménage est fait. Les tables dressées pour le dernier déjeuner du lendemain matin, les portes fermées, les lumières éteintes, un Jeune Homme et une Waitress qui font un dernier tour pour voir s'ils n'ont rien oublié, car ils ne reviendront pas.

.

Dans le noir une clé tournent dans une serrure d'une grille quelconque. C'est la fin, encore une fois.

.

Encore une fin à conclure, encore une histoire qui se termine,encore un rêve qui s'éteint.

.

Encore une fois le monde a changé, encore une fois trop vite et pour trop peu.

.

Un Jeune Homme et une Waitress qui caressent des projets mais qui savent bien au fond d'eux que l'été prochain, ils reviendront.

.

En avril un Jeune Homme et une Waitress tourneront une clé dans une serrure d'une grille quelconque. Ils monteront un menu, ils engagerons des employés, ils instaureront des principes et des protocoles.

.

Et puis l'été emportera tout dans une souffle, comme chaque année.

.

Comme chaque année le vent chaud de Juin soufflera en un instant un hiver qu'ils auront trouvés long et amer, soufflera d'une bourrasque des milliers de dollars, des milliers de touristes et des centaines d'heure de travail épuisantes sous le soleil cuisant de la Vieille Capitale, à l'ombre du Château.

.

Comme chaque année.